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Lettre Agro-carrières


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L’optimisme ou comment mettre l’énergie en action

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L’optimisme ou comment mettre l’énergie en action

L'optimisme, c’est aborder les incertitudes du monde sous un angle positif et actif

C’est un état d’esprit avant tout. Etre lucide et garder le moral ; l’optimisme est une posture et une manière de raisonner : croire que tout devient possible. L’optimiste « rayonne», son regard positif est contagieux, énergisant,… Le vecteur de propagation est le verbe et l’action. Apporter de « l’optimisme » dans la relation aux autres c’est leur donner l’énergie nécessaire pour trouver des solutions.

La France fait partie du Top 5 des pays les plus pessimistes ! En effet, les français ont une vision « macro pessimiste » de la société dans laquelle ils évoluent, mais pour autant, ils ont un ressenti « micro optimiste » quant à leur situation personnelle et familiale.

Aussi, pour être optimiste, faut-il adopter trois réflexes indispensables :
- Percevoir ce qui va bien : prôner la vision réaliste sur ce qui nous entoure,
- S’attendre au meilleur : avoir un regard qui influence l’environnement des autres (être enthousiaste) et positiver pour ainsi donner envie,
- Faire confiance au pouvoir de la volonté et de l’action : duel éternel entre avoir raison ou être heureux.

Etre optimiste, c’est faire le choix d’une attitude et d’un comportement pour créer une atmosphère nouvelle et stimulante :
- Promouvoir le fait qu’il existe toujours une solution : créer une « exception positive »,
- Capitaliser et mettre en avant ses forces et également s’appuyer sur ses « fausses faiblesses » qui peuvent devenir positives,
- Aller où nous pouvons faire bouger les choses : ne pas dépenser de l’énergie sur les choses qui nous font souffrir ou qui ne peuvent pas bouger,
- Etre opportuniste, demain va être surprenant ; le monde est fait de possibilités !
Attention, à l’excès d’optimisme, qui peut amener à un déni de la réalité et donc manquer de précaution vis-à-vis du risque.

Côté pessimisme ?

De son côté, le pessimisme est souvent défini par trois « visions » :
- Percevoir en priorité ce qui va mal,
- S’attendre au pire,
- Manquer de confiance en soi.

Le pessimisme engendre une destruction de l’énergie positive, mais n’est pas un mal en soi. Face à certaines situations de la vie (ex. une maladie), c’est une posture de protection et d’alerte.

Développer la performance optimiste en entreprise

Celui qui recherche de la performance optimiste en entreprise devra prendre en compte trois règles :
- Savoir s’entourer d’optimistes mais aussi de pessimistes,
- Se focaliser en priorité sur les points forts de ses équipes et des situations (retenir en priorité les points positifs pour aborder dans un deuxième les points négatifs),
- Privilégier les solutions temporaires qui fonctionnent (partielles efficaces), pour avoir un résultat rapide et donc un succès !

Existe-t-il une position « idéale » ?

Etre un optimiste équilibré et rationnel, avoir conscience de la réalité et des éventuels points négatifs ; la posture idéale : « On va y arriver, mais ça va être dur. »

D’après le compte-rendu rédigé par Sébastien Arbaoui, sur l’intervention de Philippe Gabilliet, Docteur en sciences de gestion, Professeur de psychologie à ESCP Europe, Chargé d’enseignement au CNAM, à HEC Genève et à l'ESA Beyrouth, le 13 février 2013.